SOFYPROD, « LOVE KILLS »

UN COURT METRAGE AU LONG COURT
 

« L’art est dans l’infini détail. » Federico Fellini

Certains ont ce talent, derrière une grande discrétion, d’être observateurs, passionnés,

tournés vers les autres. Ils savent détacher l’essence du beau, s’attacher au détail, retranscrire des émotions intenses à travers leur forme d’art, à l’instar de Jackson Pollock qui lui, avait choisi la peinture. Sophie a ce don qu’elle nous fait partager à travers ses films et en particulier à travers son nouveau court métrage, Love Kills, présenté au public le 28 septembre dernier à Clermont.
 

Depuis combien de temps es-tu vidéaste et quels sont tes points forts ?

Depuis 2011. La partie de mon travail dans laquelle je m’épanouis le plus sont le montage et la réalisation. C’est la partie la plus artistique et en tous les cas celle où j’ai vraiment l’espace nécessaire pour m’exprimer.


Vers quoi se dirigent en général tes choix artistiques ?

Pour moi, tout tournage est intéressant, car il est unique. Cependant la partie la plus complexe, et par-là même ce qui fait l’intérêt de mon travail, c’est de transmettre l’émotion. Toute la philosophie de ce que je fais passe par là : il faut que l’émotion passe et le souci du détail.
 

Quel genre de vidéos te demande-t-on ?

Les mariages le plus souvent, mais aussi des vidéos musicales, des promotions d’entreprises, des enregistrements de spectacles - y compris avec des drones -, des tournages d’émissions, en intervenante seule ou entourée de toute une équipe. Tout est possible !

 

Aujourd’hui tu t’attaques à un nouveau genre qui est le court-métrage. Quel était la genèse de ce projet ?

C’est un court métrage musical en fait. Lorsque j’ai rencontré RV au tout début, nous avons tout d’abord appris à nous connaître, puis j’ai réalisé de petits teasers pour lui, puis un jour il m’a confié vouloir s’embarquer sur un projet fou de court-métrage pour mettre en images l’une de ses chansons. Nous nous sommes lancés.


Qu’est-ce qui était le plus difficile dans la réalisation d’un tel projet ?

Gérer le chanteur ! Blague à part, ça n’était pas vraiment dur car c’était beaucoup de plaisir surtout. Mais ça a quand même été un sacré challenge que de tourner un court-métrage de 13 minutes en seulement 3 jours, avec plus de 30 figurants et six acteurs principaux.
 

Le film sera présenté à la Jetée pour le Festival du Court-Métrage ?

Oui. Il sera inscrit dans un premier temps, mais il faut surtout qu’il soit sélectionné. Ce serait déjà énorme !

Quelles sont tes envies pour la suite ?

En faire d’autres et surtout me lancer dans de grosses réalisations. Préparer un projet en amont, diriger des gens, pour arriver à un résultat qui correspond à ce qu’on avait imaginé est tout simplement magique.

Article paru dans Double Face n°7
Oct-Nov 2018
 
 
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